vendredi 4 avril 2014

Les somnambules



Synopsis :

Quentin a dix-sept ans. C’est un ado comme les autres, qui aime écouter de la musique, aller au cinéma, ou envoyer plein de textos… mais qui préfère les garçons aux filles. Même si ce n’est pas toujours facile, il assume et fait face, au quotidien.
Depuis le début de l’année scolaire, un nouvel élève, Enzo, le trouble beaucoup. Pourtant, celui-ci semble le détester. Et quand ils se retrouvent partenaires pour un atelier très spécial, la situation devient encore plus tendue. Pourquoi Enzo est-il si distant avec lui, et à la fois si changeant ? Quels secrets cache-t-il derrière son attitude arrogante, son regard triste ? Quentin voudrait le comprendre, l’aider, mais Enzo lui accordera-t-il sa confiance ?

Chronique :

Après le sublime La croisée des âmes, c’est avec grand plaisir que je me suis lancé dans Les somnambules. Et une fois n’est pas coutume, j’ai beaucoup aimé (ce n’était pas loin du coup de cœur).
Avant de vraiment parler du livre, je tiens à préciser que la tolérance et le respect d’autrui devraient être de rigueur, car ce n’est pas l’homosexualité qui fait souffrir le monde, mais bien le manque d’humanité de la plupart des gens. Ophélie a fait passer un message fort et clair, et j’espère aussi qu’il sera compris, que cela fera évoluer les mentalités.

C’est la 1ère fois que je lisais de la romance gay, et ce fut une très bonne surprise. Ophélie a tourné cette romance d’une très belle manière, toute en sensibilité, sincérité et émotivité. Mais d’autres sujets sont abordés : la difficulté d’être parent, le fait de pouvoir le devenir avec les responsabilités que cela engendre… les relations familiales sont en fait assez développées. Ophélie ne s’est donc pas contentée de construire une romance simpliste.

L’histoire en elle-même, pleine de bons sentiments, m’a beaucoup touché, de par le fait que les deux personnages se découvrent peu à peu, apprennent à se connaitre. Ils sont construits avec suffisamment de profondeur pour captiver et être attachants.
Quentin est un personnage que j’ai beaucoup aimé. C’est quelqu’un de passionné, d’optimiste (en toutes circonstances^^), d’attentionné, assumant pleinement ce qu’il est. J’ai aimé sa combativité, ne se laissant pas abattre par les préjugés et croyant en ses convictions. C’est aussi un éternel rêveur, souvent en train de divaguer. En parlant de ses divagations, je trouve qu’il en faisait un peu trop concernant son attirance pour Enzo, à la longue ça m’énervait quelque peu (mais sans conséquence globalement).
Quant à Enzo… c’est quelqu’un de très attachant. J’avoue avoir eu une petite préférence pour lui (oui je sais Ophélie, Enzo a beaucoup de fans^^ :P ). Son côté mystérieux m’a beaucoup plu, car c’est quelqu’un qu’il faut aller chercher, et qui cache une grande richesse intérieure. Peu à peu, grâce à Quentin, il se découvre, et il s’avère que c’est quelqu’un de bien, malgré son lourd passé et le fait qu‘il était souvent seul. Une nouvelle fois, c’est la preuve qu’il ne faut pas se fier aux apparences, et chercher à connaitre la personne, à voir au fond de son cœur. C’est en cela que je trouve que la romance n’est pas simpliste, car Enzo est un minimum complexe pour qu’on se pose des questions à son sujet, il n’entre pas dans un quelconque stéréotype.
La façon dont leur relation se construit est belle et bien amenée. Tour à tour elle m’a touché et fait rire. J’ai aimé qu’ils partagent leurs passions, et qu’ils découvrent au fur et à mesure qu’ils sont sur la même longueur d’onde. C’est un peu fleur bleue, mais c’est beau. Les quelques rebondissements sont appréciables, car faisant parfois craindre le pire pour leur relation.
Les personnages d’Alice et Florent (ça m’a fait sourire de voir mon prénom^^) m’ont bien plu eux aussi, car étant des amis dévoués et toujours prêts à écouter Quentin (enfin surtout Alice. T’aurais pas pu développer davantage Florent Ophélie^^ : P ). Dommage que je ne les ais pas vus plus souvent donc. J’ai également beaucoup aimé la mère de Quentin, qui, en bref, est la mère que tout le monde rêverait d’avoir je pense.
C’était aussi une joie de voir les quelques références musicales accompagnant l’histoire (Ahhh Indochine !! ♥). Elles apportaient une immersion supplémentaire, en plus du fait que ce soit écrit à la 1ère personne.

Pour finir, je suis toujours frappé par la beauté de la plume d’Ophélie. Sensible, poétique, délicate et percutante en même temps. Percutante dans le sens où ses histoires s’accompagnent toujours de passages marquants. Ce sont des vérités qui vont droit au cœur, qui donnent à réfléchir sur notre propre condition et sur la façon de construire nos relations avec les autres. Tu as un don pour construire des personnages sincères et entiers. C’est toujours un grand bonheur de te lire, je passe toujours par une foule d’émotions et de réflexions, et pour cela je te dis un grand merci, car tu es une auteure remarquable ! Je pense que ça n’a pas dû être facile d’écrire sur ce sujet, qui malheureusement fait toujours polémique, mais à mon avis ça en valait la peine, car c’est vraiment un très beau roman. Maintenant, il me tarde d’avoir le tome 2^^

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